Que votre voyage en avion s’inscrive dans un cadre professionnel ou personnel, il vous expose à certains risques et notamment la thrombose veineuse, la phlébite, ou l'embolie pulmonaire.
Ces risques sont principalement dues aux contraintes physiques lors d'un vol, et se manifestent par une insuffisance du retour veineux des jambes qui entraine la stase veineuse. Quelques mesures de prévention très simples peuvent minimiser votre risque. 

Comment limiter le risque de phlébite en avion et favoriser le retour veineux ?

Face à l’immobilité dans un avion, un premier conseil simple : privilégier le confort avec des vêtements amples, pas de vêtements serrés ni ceinture afin de favoriser la respiration.
La station assise prolongée favorise les phénomènes de jambes lourdes. Rester assis favorise également les engourdissements, et les picotements au niveau des jambes, et peut entrainer un risque de phlébite ou d’embolie pulmonaire. Ce phénomène s’explique simplement : le sang stagne et circule plus difficilement en voyage en avion.

Rester actif pendant le vol

Il est important de bouger régulièrement pendant la durée du vol : se lever du siège, faire quelques pas. Il faut faire circuler le sang.
Les vols d’une durée supérieure à 6 heures augmentent considérablement le risque.
En position assise, il faut éviter de croiser les jambes, les allonger dans la mesure du possible et effectuer régulièrement (toutes les heures environ) des rotations des chevilles ainsi que des mouvements de flexion et d’extension de la cheville.

Porter des chaussettes ou bas de contention 

Porter des chaussettes de contention permet d'améliorer le retour veineux au niveau des jambes. La chaussette de contention exerce une pression du bas de la cheville vers le haut de la jambe.
Ce port est fortement recommandé pour les sujets à risques (antécédent de phlébite, varices, problèmes de coagulation, femmes enceintes, personnes en surpoids,...) qui doivent également consulter leur médecin avant tout voyage.
La compression veineuse est vivement conseillée pour l’ensemble des voyageurs car c’est un excellent moyen de prévention et de confort. Cela limitera les risques, préviendra le gonflement des chevilles.
Pour garantir une efficacité optimale, les chaussettes de contention doivent être parfaitement adaptées et il faut s’assurer de choisir la bonne taille.

L’altitude et ses autres conséquences :

La pression dans la cabine :

En avion, la pression atmosphérique n’est pas exactement la même qu’au niveau de la mer ce qui entraine une baisse de la teneur en oxygène dans le sang. La plupart des voyageurs supportent tout à fait cette baisse mais elle peut avoir des conséquences sur les personnes sujettes aux détresses respiratoires. Cela peut également favoriser la survenue d'arythmies cardiaques ou de crises d'épilepsies. Un avis médical s’impose avant le départ d’autant qu’un apport supplémentaire d’oxygène est envisageable avec la compagnie aérienne

La dilatation des gaz

Autre conséquence de l’altitude et de la baisse de la pression, les gaz contenus dans les cavités corporelles se détendent. D’où la sensation d’oreilles bouchées, voire de douleurs intenses au niveau des oreilles et des sinus. Pour limiter des désagréments, l’air doit circuler : il est recommandé de bailler, de mastiquer des chewing-gums, de déglutir. Les vols sont à éviter lorsqu’on a un rhume, une otite ou une sinusite car l’air ne circule plus et le risque de traumatisme est fortement augmenté.

La sécheresse de la cabine

La pressurisation entraine une sécheresse qui peut affecter la peau et entrainer une gêne au niveau des yeux, de la bouche et du nez. Pour limiter cet inconfort, une crème hydratante peut être appliquée, il est préférable de porter des lunettes et d’éviter les lentilles. Tout au long du vol, une hydratation régulière est nécessaire.